Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.Je ne ouis demeurer loin de toi pklus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,Sans rien voir...
Lire la suiteJe suis le ténébreux, - le veuf, - l'inconsolé,Le prince d'Aquitaine à la tour abolie :Ma seule étoile est morte, - et mon luth constelléPorte le Soleil noir de la Mélancolie. Dans la nuit du tombeau, toi qui m'as consolé,Rends-moi le Pausilippe et la...
Lire la suiteA la morne chartreuse, entre des murs de pierre,En place du jardin l'on voit un cimetière,Un cimetière nu comme un sillon fauché,Sans croix, sans monument, sans tertre qui se hausse:L'oubli couvre le nom, l'herbe couvre la fosse;La mère ignorerait où...
Lire la suiteJ'étais à toi peut-être avant de t'avoir vu,Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne;Ton nom m'en avertit par un trouble imprévu;Ton âme s'y cachait pour éveiller la mienne.Je l'entendis un jour et je perdis la voix;Je l'écoutais longtemps, j'oubliais...
Lire la suiteJ'ai voulu ce matin te rapporter des roses;Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closesQue les noeuds trops serrés n'ont pu les contenir Les noeuds ont éclaté. Les roses envoléesDans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.Elles ont suivi l'eau...
Lire la suiteJ'ai voulu des jardins pleins de roses fleuriesJ'ai rêvé de l'Eden aux vivantes féeries,Des lacs bleus, d'horizons aux tons de pierreries;Mais je ne veux plus rien; il suffit que tu ries. Car roses et muguets, tes lèvres et tes dentsPlus que l'Eden, sont...
Lire la suiteElle s'est endormie, un soir, croisant ses bras,Ses bras souples et blancs sur sa poitrine frêle,Et fermant pour toujours ses yeux clairs, déjà lasDe regarder ce monde, exil trop lourd pour Elle. Elle vivait de fleurs, de rêves, d'idéal,Âme, incarnation...
Lire la suiteSentir sur ma lèvre appauvrieTon dernier baiser se gercer,La mort dans tes bras me bercer...Me déshabiller de la vie!...
Lire la suiteMon coeur était jadis comme un palais romain,Tout construit de granits choisis, de marbres rares.Bientôt les passions, comme un flot de barbares,L'envahirent, la hache ou torche à la main. Ce fut une ruine alors. Nul bruit humain.Vipères et hiboux. Terrains...
Lire la suiteMa seule amour, ma joie et ma Maîtresse,Puisqu'il me faut loin de vous demeurer,Je n'ai plus rien, à me réconforter,Q'un souvenir pour retenir liesse. En allégeant pas Espoir ma détresse,Me conviendra le temps ainsi passé,Ma seulen amour, ma joie et ma...
Lire la suite